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mercredi 9 décembre 2009

SITH OU JEDI ? Le choix du Roi n'empêche...

Ecoute moi oh jeune Padawan en quête d'exploits à travers la Galaxie. La route va être longue avant que la Force ne se lâche entièrement en toi.

La toute puissance de l'Empire ? La Rébellion menée par les sages Jedi ? Il va falloir choisir ! .... plus tard. Pour le moment c'est le Seigneur Noir qui guide tes pas. Mais ta confiance, ta foi envers Dark Vador ne va t-elle pas être ébranlée à force de massacres et de rencontres ? Ce dilemme va te hanter c'est évident. Certes, il t'as tout appris, il a révélé ce pouvoir enfoui en toi. Mais il a également tué ton père lorsqu'il a décidé de te recueillir sur Kashyyyk dans le plus grand secret.

Oui cette aventure va être la tienne, cette guerre, c'est toi qui va la mener. Alors fais les bons choix, et plus que jamais, Que la Force soit avec toi  StarKiller !



A BASE DE SABRE LASER ET DE PROJECTION DE FORCE !!

Il faut mettre les choses au point de suite, STAR WARS Le Pouvoir de la Force n'est pas un jeu d'aventure à l'image de ce qui a été fait ces dernières années. Même si l'univers de la saga de George Lucas  s'y prête tout à fait, la série des KOTOR initiée par le talentueux studio Bioware a déjà donné ses lettres de noblesse à ce genre. 
Non, il s'agit bien d'un jeu d'action pûr et dur, le digne héritier des Jedi Knight sur PC ou encore des 3 épisodes mythiques sur Super Nintendo.

On nous annonce un jeu dans lequel on va incarner un jeune apprenti de Dark Vador. Il va falloir pour se dépatouiller, utiliser tous les pouvoirs de la Force et sortir son sabre laser plus que de raison. Porté par un moteur de jeu créé pour l'occasion, baptisé Euphoria et épaulé par le système Havok, la gestion de la physique se doit d'être un des points forts techniques du jeu. En effet, en plus du sabre laser, la projection de force, la mâitrise de la force électrique, le soulèvement par la force ou bien l'etranglement seront nos armes tout au long des 11 stages (de base) qui composent l'aventure.

Afin de dominer au mieux ces pouvoirs  nouvellement acquis et enfin à la portée de tout fan de Star Wars, le jeu débute sur la planète Kashyyyk (aie! aie! aie!) où l'on incarne en personne le Seigneur Noir, Dark Vador. En mission pour l'Empereur, il est là pour débusquer et exterminer les derniers Jedi et accessoirement buter du Wookie.
Ce niveau se clôturera sur la rencontre et le combat contre un chevalier Jedi nommé Kento Marek en exil sur cette planète. Vainqueur, Vador se retrouve face à un petit garçon désormais orphelin qu'il va prendre sous son aile tellement la Force semble grande en lui. Et c'est ici que débute réellement le jeu, dans la peau de Galen Marek alias Starkiller !



A n'importe quel moment, on pourra accéder au mode d'entrainement pour parfaire notre maîtrise des pouvoirs et tenter les quelques défis proposés.



UN GROS JEU MAIS QUI TACHE !

Du côté de la technique malheureusement, on est loin d'atteindre des sommets. Un framerate pas stable du tout et V-sync à la ramasse (des lignes horizontales découpent l'écran lors de la plupart des déplacements, syndrome assez fréquent et plutot dérangeant).
Les déplacements de notre personnage, parlons-en justement, sont parfois peu compréhensibles. De vilains bugs de collision nous empêchent de temps en temps d'avancer comme bon nous semble. Géné par une brindille, glisser au ralenti et sans pouvoir bouger sur une pierre ou quelconque objet parsemant ici et là notre route, cela m'est arrivé bon nombre de fois.
Loin de gâcher l'aventure ou la progression, il s'agit là tout de même de défauts techniques qui font tâche lorsqu'on parle d'une grosse production comme celle de ce jeu.


Pour en finir avec le négatif, j'ajouterais que la maniabilité de Starkiller lors des combats est entâchée par l'absence de "lock" digne de ce nom. Une gachette est pourtant assignée à cet effet mais personnellement je ne l'ai utilisé qu'au tout début et arrété lorsque je me suis apperçu que le jeu décidait un peu comme il voulait quel ennemi cibler et surtout en changeait à son bon vouloir, parfois meme avant que l'ennemi ciblé en premier soit éliminé. Du grand nawak quoi. Du coup, mieux vaut aborder les fights sereinement et à la manière artisanale : tout à la main sans aide assistée.




VARIER SON STYLE, LA CLE DU SUCCES

De la classe, LE POUVOIR DE LA FORCE en a à revendre. Encore faut-il ne pas s'emmêler les pinceaux lors des multiples affrontements. Si les ennemis, le bestiaire et les situations du jeu sont plutôt diversifiés, il faudra de notre côté savoir varier son style de combat sous peine de Game Over assuré (ou d'ennui si on joue en easy). On a la chance d'avoir entre les doigts un grand pouvoir (mais sans responsabilité ^^), à nous de montrer de quoi l'on est capable. D'autant plus que les ennemis sont en général immunisés contre un (ou plus) de nos pouvoirs, il faut donc apprendre à connaître les points faibles de chacun. L'electricité contre tout ce qui est robotisé, la projection de force contre les ennemis les plus petits, etc... Pas de problème contre les Storm Toopers de base qui eux, les pauvres, sont balladés comme des pantins. Du petit bois à casser entre nos mains de bûcheron de la Force en quelque sorte.
Enfin, les plus gros ennemis seront finis par une séquence de QTE des familles, se terminant en apothéose par des mouvements d'une classe internationale.





 DES RENCONTRES TU FERAS

Chronologiquement, le scénario du jeu se situe donc entre les Episodes 3 et 4 de la saga de G. Lucas. Et malgré quelques paradoxes (le fait de pouvoir tuer certaines personnes que l'on est censé découvrir dans les episodes 4, 5 et 6 par exemple) cette nouvelle histoire s'insère parfaitement entre les deux trilogies. L'on ressent bien les conséquences de la guerre des clones et la montée en puissance de l'Empire Galactique. C'est tout simplement grisant de na pas avoir l'impression de participer à une quelconque histoire alternative rapiécée au scenario original.
C'est avec délectation que l'on retrouve certains visages connus comme celui de Dark Vador bien entendu, la Princesse Leïa (furtivement), l'Empereur en personne, et des personnages tout aussi familiers si vous prenez la peine de télécharger les contenus supplémentaires ou plus simplement acheter comme bibi l'édition Sith du jeu.





FASHION VICTIM

A chaque lieu visité, Starkiller se vêtit de manière différente. Bûre Jedi, habits d'entrainement, armure Sith. Il y en a pour tous les goûts. Le dernier choix cornélien que vous impose la fin du jeu (chuuut), nous permettra de débloquer un skin associé au côté sombre ou au côté lumineux de la Force que ce choix engendre. D'une classe rare, ces 2 derniers habits valent à eux-seuls de se refaire l'aventure (ou le dernier niveau c'est selon) pour déverrouiller celui qui nous manque. Et pourquoi pas, éventuellement tenter le jeu en difficulté Maitre Sith.

Les différents DLC disponibles ou l'édition Sith du jeu proposent de leurs côtés de se mettre dans la peau de personnages charismatiques de la saga. De Luke Skywalker à C-3PO en passant par une selection de Jedi ou meme Dark Malak le gros méchant de Star Wars KOTOR. En tout, une bonne vingtaine de skins supplémentaires. Le fan service dans toute sa splendeur quoi !




PLUS, J'EN VEUX PLUS !

Si l'envie s'en fait ressentir après avoir fini le jeu en large et en travers, les 3 chapitres disponibles dans l'Ultimate Sith edition du jeu (les deux premiers sont également en téléchargement) sont là pour ajouter encore plus de piment à l'aventure originale.

- LE TEMPLE JEDI :
Gavé de Storm Troopers et de différentes unités de l'Empire, ce chapitre nous fait voyager en ce lieu légendaire qu'est le Temple des Anciens. La mission de StarKiller y est simple : en savoir un peu plus sur son regrétté paternel lui-meme ancien Jedi. La forme spectrale de ce dernier guide d'ailleurs nos pas dans la 2eme partie de ce chapitre, une succession d'epreuves utilisant notre pouvoir de déplacement d'objets par la Force pour finir sur un Boss plutot coriace. Dans la 1ere partie du Temple , il s'agit de combats acharnés assez compliqués (selon la difficulté choisie bien entendu).
 

- TATOOINE :
Cette fois-ci, c'est en tant qu'apprenti du côté obscure de la Force (sous les ordres de Dark Vador donc) que Starkiller se rend sur Tatooine, la planète des Jawas. A la recherche d'informations détenues par les Robots protocolaires que sont C-3PO et R2-D2 que tout le monde connait.
C'est l'action frénétique qui prime dans ce niveau et les diverses rencontres mettront du baume au cœur à tout fan de Star Wars qui se respecte. Entre le face à face avec Jabba the Hutt et surtout sa bébète de compagnie à exterminer dans le plus pûr style Skywalker (un succès y est rattaché d'ailleurs) aux combats contre Boba Fett et un final contre Obi-Wan Kenobi, c'est le sentiment d'être totalement comblé qui m'a submergé.



- HOTH :
Non disponible en téléchargement, ce chapitre nous envoi sur Hoth la planète des glaces, afin d'éradiquer pour de bon la rebellion menée par Luke Skywalker himself. C'est l'ombre du film l'Empire contre-attaque qui plane sur cette campagne. Pris entre deux feux, on a aussi bien la possibilité de s'attaquer aux rebelles (finalement peu nombreux) qu'aux forces de l'Empire présentes à grand renfort de Storm Troopers motorisés, de soldats impériaux et surtout les imposants mechas bipèdes TR-TT et leurs grands frères quadrupèdes.
Une bonne partie du chapitre se passant dans les grottes de glaces, on retrouvera également avec plaisir les fameux Yétis aussi puissants que sensibles à la Force (les pauvres).
Tout ca pour finir sur le face à face épique et tant attendu contre Luke Skywalker, le fils de notre maitre donc.





Ces 3 chapitres supplémentaires vallent le détour et sont relativement longs (comme un chapitre moyen du jeu original quoi). A ceci, il faut ajouter la totalité des skins et des couleurs de sabre laser téléchargeables, plus un skin inédit pour Starkiller, l'armure Sith, méchamment classe. Je salue également la présence d'ennemis et de personnages non présents dans le jeu original, ce qui gomme un éventuel effet de déjà vu ou de simple ajout au jeu. Star Wars le Pouvoir de la Force Ultimate Sith Edition est donc bien la version ultime d'un jeu déjà d'une incroyable richesse, non exempt de défauts mais d'une jouissance extrème.







Critique effectuée sur la version Xbox360 du jeu.

mercredi 2 décembre 2009

SPYBORGS - Beat'em all hardcore... pour les kidz.

Les Studios de CAPCOM sont les Rois, que dis-je... les Dieux des jeux d'action, et ce depuis des générations. Alors quand le maitre annonce et sort dans la foulée un beat'em all multi-joueurs - un genre peu représenté depuis quelques années - il est tout à fait légitime pour une poignée d'initiés d'attendre bave aux lèvres et pincements au coeur le titre en question.

Information importante, le studio Capcom dans l'affaire n'apparait qu'en logo, SPYBORGS est en fait le fruit de la première production du studio américain BIONIC GAMES.
Remettre au goût du jour un genre presque occulté et ce par le biais d'une nouvelle licence est tout à fait honorable. La plate-forme utilisée pour l'occasion (la Wii) ou plutot la maniabilité, l'est beaucoup moins : le duo Wiimote/Nunchuk étant obligatoire ici. Mais je vais y revenir plus bas.


Premier constat, le background choisi pour faire évoluer l'histoire et les personnages est clairement inspiré des dessins animés américains actuels pour jeunes ados. Design hyper cartoon, mutants et robots transformables à foison. Ceci transposé en jeu vidéo (et production Capcom oblige) on peut y retrouver une certaine touch à la Captain Commando, ce qui est déjà beaucoup plus qualitatif n'est-ce pas ? Libre à qui le veut d'y trouver les références qu'il voudra.


Une fois la galette dans la console et le jeu lancé, reste à choisir le personnage que l'on souhaite incarner parmi les 3 disponibles. On se retrouve à nouveau en terrain connu : l'homme, la femme et le bourrin, comme une récitation bien apprise. Ici représentés par un blondinet bien couillu, une cyborg ninja et un gros mecha façon Hulk Buster.
Sur le champ de bataille, petit coup, gros coup et coup spécial seront nos armes contre une racaille ennemie peu inspirée.
Des orbes seront à collecter selon la bonne recette connue des familles : celles pour remonter la jauge de vie, celles pour la jauge de coup spécial et d'autres servant de monnaie pour les upgradations en fin de stages. Des améliorations évidemment indispensables pour survivre dans cette jungle cyber-punk.



"Survivre", il s'agit bien du maître-mot dans ce jeu, tellement la difficulté est relevée, et ce dès les premiers tableaux. Les caisses délivrant les orbes de vie étant en nombre hallucinant ne trompent pas. Et pourtant cela ne suffit pas toujours, la barre de vie de notre perso descend à vitesse grand V au moindre coup encaissé, il faut constamment faire gaffe à ce qu'une ou plusieurs des ces caisses soit à proximité.

Wiimote et Nunchuk en mains, le duo est utilisé à sa juste valeur (hum hum...). Le joystick servant à déplacer son Spyborg et le capteur de mouvements de la wiimote sollicité lors des coups spéciaux ("secoue, secoue"), le pointeur pour découvrir objets et caisses cachés dans les différents stages du jeu. Autant dire que la maniabilité est loin d'être optimum, les premières heures de jeu on se retrouve donc handicapés d'un plaisir qui aurait pû être immédiat avec une jouabilité au pad standard.


J'aime finir par le meilleur. J'en ai donc terminé avec mes griefs envers ce soft, place maintenant aux bons cotés, ce qui fait que j'ai pris tout de même du plaisir à jouer ce jeu. Car oui ! malgré ce que je viens de tartiner, j'ai passé d'excellents moments à essayer d'améliorer ma manière de jouer.

Déjà, ce qui saute aux yeux, c'est la qualité visuelle de SPYBORGS. Des effets de lumière très réussis, du polygone flateur et une finition aux petits oignons. Certains décors sont tout de même redondants dans les premiers chapitres du jeu pour terminer en apothéose avec des environnements très recherchés et colorés (mention spéciale au stage de la fète foraine que j'ai adoré carrément).
Ensuite certains boss sont littéralement gigantesques et, ce qui est excellent, c'est que pour la plupart d'entre eux, on sort de la jouabilité traditionnelle du jeu pour se retrouver devant des mini-jeux à part entière. En plus j'adore les boss dans les jeux vidéos, et dans Spyborgs (à l'image de Madworld sur la meme plate-forme), on est servis surtout que certains sont vraiment retors.

Mais ce qui fait que j'ai accroché sur la durée à Spyborgs c'est sa difficulté très élevée qui pousse à se surpasser et enchainer les combos d'ennemis (en buter le plus sans se faire toucher, ce qui augmente sensiblement le multiplicateur de points).

Les mini-jeux à débloquer, car nous sommes sur Wii n'oubliez pas, donc oui il y en a, mais sont anecdotiques et s'eloignent enormément de l'esprit du jeu. Une espèce de syndrome "lapins crétins" qui n'a rien à faire ici.


Les plus :
+ visuellement agréable,
+ les améliorations de personnages,
+ des boss gigantesques,
+ une difficulté d'un autre temps qui pousse au surpassement de soit ; ou pas, si on arrive pas à occulter...

Les moins :
-... l'ambiance très Kids. Qui ne colle pas avec la difficulté très élevée du titre,
- la maniabilité wiimote/nunchuk assez désagréable, on s'y fait,
- le jeu à deux trop brouillon (meme en solo, l'I.A. qui nous accompagne est au ras des paquerettes),
- les minis-jeux qui ne servent à rien



En bref, un jeu sans grandes ambitions mais qui tire son épingle du jeu, grâce à une mécanique simple mais efficace. C'était pas gagné pourtant, j'ai failli bloquer sec devant cet aspect gamin, j'avais souvent l'impression en jouant de regarder Cartoon Network. Heureusement il y a ce petit plus qui titille la fibre joueur et qui pousse au challenge. Au final, je trouve quand même étrange de créer un jeu visuellement attractif pour les mômes de 10 ans mais qui dans le fond se réserve plutôt à un public patient et habile (donc généralement plus âgé). A moins que je sois totalement à la ramasse et vieux jeu.

lundi 11 mai 2009

MIRRORS : Les Miroirs ont des yeux...

La frayeur, ce sentiment qui, lorsqu'il est transfiguré au cinéma, peut engendrer en nous des réactions complètement différentes selon l'individu. La peur viscérale si le public est réceptif, un effet comique si les situations sont ridicules ou bien l'ennui.
C'est malheureusement ce troisième cas de figure qui s'applique à la vision de ce film du français Alexandre Aja, déjà directeur du remake de La Colline à des yeux, un monument du film d'épouvante. Du moins, la recette n'a pas fonctionné sur moi, pourtant friand de ce genre de spectacle.
Synopsis rapide : Ben Carson, ancien inspecteur de Police, rongé par une mort dont il est responsable, tente de remonter la pente. Séparé momentanément de son épouse et de ses enfants, il sort petit à petit de l'alcoolisme en vivant chez sa soeur. Il décroche un job de surveillant dans un supermarché luxueux à New York qui a brulé il y a quelques temps dans un mystérieux incendie. Rapidement, il se rend compte que les miroirs de ce grand magasin (curieusement restés intacts) reflètent des évènements contraires à la réalité. Une vision d'horreur des personnes brulées dans l'incendie du magasin, des hallucinations qu'il ressent physiquement. Petit à petit, cette malédiction va se répandre à tous les miroirs que croise Ben... Tout un programme.


Les raisons de ma déception sont multiples en fait. Tout d'abord ce que j'ai ressenti à la fin du film est un sentiment de déjà-vu, une succession de clichés du cinéma d'horreur. Mis en scène avec brio certes, mais la monotonie s'est rapidement installée.
Finalement, le jeu d'acteur de Kiefer Sutherland ne m'a pas convaincu du tout, les malheurs consécutifs du héros ont du mal à transparaitre sur le visage de notre blondinet. Ses relations avec toutes les personnes qu'il essaye de convaincre du phénomène sont tronquées par un manque cruel de conviction.

Attention ca va spoiler sec !
Comme je l'ecris juste avant, les clichés sont légion dans ce film. Tout d'abord, le coeur du film, les miroirs, sont très souvent utilisés dans les film d'épouvante : "je me regarde dans la glace, je détourne rapidement le regard, et hop quand de repose les yeux sur le miroir un sale visage de monstre ou de meurtrier apparait avec un mini jingle qui fait sursauter". Ce cas de figure, on y a droit plusieurs fois dans le film évidemment.

Ensuite, lorsque l'histoire s'est installée, Ben poursuit son enquète et découvre que c'est une petite fille possédée et internée dans un vieil hopital psychiatrique (dont les fondations se trouvent sous le grand magasin) qui est à l'origine de cette malédiction. Là encore on a droit à des visions horrifiques de cette gamine, des images ultra utilisées auparavant dans des films allant de l'Exorciste à The Ring ou The Grudge. Je ne sais pas d'ailleurs qui a décidé que les petites filles inquiétantes aux cheveux longs pouvaient effrayer tant de monde, mais ici en ce qui me concerne, c'était une fois de trop.


Le dernier gros cliché des films d'horreur et réutilisé dans ce film, est ce qui touche à la religion catholique et à ceux qui la représente, c'est à dire la bonne vieille nonne au regard flippant. Ici, il s'agit de cette fameuse gamine des années 50 qui s'est retirée dans un couvent pour échapper à sa schizophrénie/malédiction.
Le dénouement de l'histoire est lui aussi très décevant. En psychiatrie, la petite fille était soignée en étant attachée dans une pièce entourée de miroirs, ce sont ces miroirs qui ont absorbé les démons de la gamine et qui terrorisent à présent tout ceux qui s'en approchent. Notre bon Kiefer a donc bien compris qu'il fallait ramener la nonne dans cette salle des dangers (spéciale dédicace) pour éradiquer le malin, gniark gniark.
Alors pourquoi cette malédiction s'est répandue à tous les miroirs du magasin et ensuite à tout ce qui a un reflet et qui croise le regard des personnes qui ont eu la malchance de s'approcher des "miroirs d'origine" ? je crois que cette question restera sans réponse (mal)heureusement.

Bref, un dénouement tout aussi tiré par les cheveux que l'intrigue en elle-meme, et c'est bien dommage, moi qui avait décidé de passer un bon moment de frayeur.
Je m'étais mis en situation en plus : pas de lumière dans la pièce, rideaux fermés, et pop-corn de rigueur, normal quoi.


dimanche 19 avril 2009

OUTRUN ONLINE ARCADE

Il était une fois les Jeux Vidéo...

Un moment de détente privilégié, seul ou à plusieurs (on se calme de suite hein!), manette à la main devant sa télé, ou dans une salle dite "d'arcade", enfumée et prévue pour cette pratique.

Des balbutiements de Pong et Space Invaders, naquirent bientôt des jeux dédiés aux sports mécaniques et aux grosses cylindrées, le kif ultime de l'homme viril de la fin du XXe siècle.

Un jeune développeur japonais du nom de Yu Suzuki sous l'égide du studio SEGA proposa alors OutRun en 1986 dans les salles d'arcade du monde entier. Le succès fût tel que le jeu connu son adaptation sur toutes les consoles SEGA sorties à ce jour et bien plus...

Il a fallu attendre près de 20 ans et plusieurs générations de consoles plus tard pour voir, un beau jour, sortir la vraie suite de OutRun en arcade et sur Xbox et Playstation 2: OutRun2 le bien nommé. Le jeu proposait la même chose que son ancêtre, c'est à dire filer ,cheveux au vent, au volant d'une Ferrari (plusieurs modèles au choix cependant) sur les routes du Monde. C'est le joueur qui choisit son itinéraire pendant le jeu avec 2 destinations plus ou moins corsées en fin de niveau à chaque fois, selon le principe de la pyramide.
L'adaptation du jeu sur Xbox et son sytème de jeu en ligne fit renaître la flamme de la conduite libre (être free dans ta tête, tu vois) dans le coeur de tous les Segafan et des inconditionnels du OutRun d'origine.
Seulement en 20 ans, le petit Monde du jeu vidéo a bien changé et seule une poignée d'irréductibles osaient encore fouler le bitume et se frotter aux différents challenges (old school certes) du jeu .

La même année (nous sommes en 2004), en arcade, une mini-suite vit le jour sous le titre de OutRun2 SP (les "special tours") avec 15 nouveaux tracés remplaçant ceux de OutRun2.

Il s'agit de l'adaptation de ces special tour dont il est question aujourd'hui avec la sortie de OUTRUN ONLINE ARCADE sur Xbox360 et PS3.

whaouh ! ça c'est de l'intro !




LA VIE EN COULEUR.

OutRun c'est quoi boudiou ? Conduire à vitesse folle dans sa feurari rouge, en traversant un max de pays tous plus colorés les uns que les autres. Le tout en doublant tous les véhicules que l'on croise, et bien accompagné en plus (c'est blond, c'est con et ça s'assoie à la place du mort, je vous laisse deviner).

Oui, OutRun c'est tout ça, mais c'est bien plus à la fois.
En effet, si le paragraphe du dessus peut s'appliquer au OutRun de 1986 (prosternation à chaque fois que je cite les mots OutRun ou Sega au fait !), dans le jeu que j'ai entre les mains aujourd'hui, les challenges proposés sont bien plus variés.

En solo,

- le mode OutRun nous fait traverser les niveaux selon notre choix avec un système de scores. Des points que l'on engrange en doublant le plus de véhicules possible tout en profitant un max de l'aspiration, car un véhicule doublé en ayant pris son aspi rapporte plus de points. Mais ce sont les véhicules "Rival" qui rapporte le plus en les doublant. Il est possible d'enchainer les 15 courses d'affilé; de la plus facile à la plus corsée en ordre fixe en mode OutRun également.

- dans le mode Coeur, on se retrouve en course OutRun (tracé au choix pendant le run et trafic activé) mais notre blonde de service nous donne des missions pendant la course (faire des dérapages, récolter des pièces, passer à certains endroits, attraper des fantômes...) le tout ponctionné d'une note à chaque fin de section de E à AAA. Le but ultime étant de récolter une note finale de AAA bien entendu.

- finalement en time attack. Certainement le mode avec la plus grande replay value, le but est de faire péter le chrono soit sur 5 tracés, soit sur la totalité des courses. Bien veiller cependant à être connecté au live en permanence pour envoyer son temps en fin de Run.



LA COMMUNAUTé TE DIS-JE !

La possibilité de se tirer la bourre en ligne ayant fait le bonheur de milliers de tiffosi Ferrari, ainsi que les beaux jours du OutRun2 sur XboX, rebelotte sur 360 avec un mode live en matchmaking (uniquement) qui va certainement entrer dans les annales si les bugs d'affichage ne gâchent pas trop le plaisir de certains participants (les personnes concernées me comprendront).
Il suffit de chercher un peu sur le net certains sites proposent déjà des tournois très réguliers. La communauté est en place !
Par contre, attention aux cadors qui ne vous laisseront aucune chance tant leur niveau d'excellence est élevé (n'est-ce pas xX ExtraSeb Xx, casseur d'espoir >_>).


GAME OVER YEAH !!

Pour conclure, on se retrouve devant de l'arcade pure, l'arcade avec un grand A, l'essence même de tout plaisir vidéo-ludique. Du plaisir pour les yeux, du plaisir pour les oreilles (aah Magical Sound Shower!!), du scoring et du time-attack pour assouvir nos besoins les plus primaires, et du live pour se tirer la bourre en toute amitié bien sûr.

La joie aurait pu être totale si seulement les petits développeurs de chez Sumo Digital avaient eu la bonne idée d'implémenter les 15 circuits originaux de OutRun2, les circuits "reverse" et "bonus" (Scud Race powa non mais !) ainsi que toutes les Ferrari présentes normalement.
Le mode Défi Coeur est beaucoup moins étoffé que dans les précédentes versions consoles également.

Il serait cependant plus que honteux de bouder son plaisir en marmonnant sans cesse l'absence de ces ajouts, tellement le jeu tel qu'il est propose déjà une expérience unique de bonheur et de fraîcheur.

Alors rejoignez la communauté ;)

dimanche 24 août 2008

All Hope is Gone

Après l'intermède Stone Sour, la bande à Corey revient sur le devant de la scène avec leur 4ème album.
A 2 jours de la sortie de la galette dans les bacs, je n'ai pu m'empécher de télécharger par des voies pas très catholiques l'album dans sa globalité.
Avec All Hope is Gone, SLIPKNOT a frappé fort, et ça saute aux tympans dès la première écoute, je peux vous le dire. L'album est tout simplement monstrueux, le premier single psychosocial en témoigne avec un son lourd, des riffs efficaces et la voix de Corey Taylor limpide et puissante à la fois. Et le titre Vendetta est une grosse bombe !
Le groupe ne fais pas dans la dentelle avec 12 titres qui claquent. C'est efficace, et qu'est-ce que c'est bon ! J'ai hâte d'avoir tout ca en  concret. Plus que 2 jours pour la version CD.



Tant qu'à faire, et pour illustrer mes propos, rien de mieux que le clip de Psychosocial :

mercredi 2 juillet 2008

Content, mais dégouté... un peu...

SOULCALIBUR le bien nommé est dispo depuis aujourd'hui même sur le Xbox Live Arcade pour 800MS points.
Annoncé depuis quelques temps déjà comme étant la version borne d'arcade du jeu (et non pas la version Dreamcast), on s'attendait donc à ne pas retrouver le mode Mission Battle. Au passage pourquoi avoir ajouté les modes Survival et Time Attack et pas celui là mais bon... surtout que la durée de vie aurait été décuplée avec les persos et arènes à débloquer et les différents challenges, bref...

On se retrouve donc d'emblée avec nos 19 combattants (et autant d'arènes) et toutes les tenues alternatives. Rien à débloquer, c'est du combat pur et du plaisir de jeu qui nous est proposé, soit contre le CPU soit contre un Player 2 en versus ou Team Battle.
C'est malheureusement à ce niveau que le bas blesse : bordel on peut pas jouer en versus sur le Live, c'est quoi cette arnaque ??! Les fonctionnalités en ligne se résument à un leaderboard (time attack et survival), c'est tout.
Et qu'on vienne pas me dire que c'est pour ne pas concurrencer SoulCal4 qui arrive à la fin du mois. Parce que si Namco pense que le 1er SoulCal peut faire de l'ombre au tout nouveau tout beau, on peut avoir peur du résultat >__>.

Enfin bref, passé cette belle déception (quand même) on se lance avec le plus grand des plaisirs dans la tatane, et là on se dit que SOULCALIBUR mérite bien d'être le jeu de baston 3D le mieux noté de tous les temps. Quel bonheur franchement ! Le jeu n'a pas pris une ride, que ca soit sur écran cathodique ou sur télé acheDé le jeu est loin d'être laid (il a presque 10 ans quand même, et les polygones ça vieilli vite). Le nombre de coups par combattant est toujours aussi spectaculaire, et l'animation globale n'a rien à envier aux jeux les plus récents.
Maniabilité aux petits oignons, que ça soit à la croix directionnelle ou à l'analogique, c'est du tout bon.

Je rajoute à ça que la liste des succès est pas mal faite et certains vont être coton à débloquer.

Dommage par contre ce petit goût amer dans la bouche en pensant à l'absence de multi en ligne...
Soulcalibur 4 sera donc le premier de la licence à offrir ce petit plaisir.

mercredi 25 juin 2008

LA VOIX DU SYSTEM

Du métal mélé à des accents orientaux, des riffs agressifs, des mélodies imparables.
Voilà en rapidement résumé ce qu'ont apporté System of a Down à la scène métal. Ces américains d'origine arménienne ont pris la facheuse tendance de sortir des albums fichtrement réussis et qui (en ce qui me concerne) sont tous albums de chevet.

Architecte de tout ca, Serj Tankian, le chanteur/compositeur de System a sorti son album solo depuis quelques mois déjà, ne tardant pas à le faire découvrir grâce à plusieurs singles extrêmement bien choisis.

En effet, des titres comme Beethoven's cunt, Lie Lie Lie ou Sky is over reflétent bien la diversité qui caractérise cet album. Mélant à la fois la folie de Serj Tankian et son génie mélodique.
L'album dans sa globalité se déguste comme une oeuvre unique enchainant ballades énervées et des morceaux d'une puissance pûre. En marge de System of a Down mais pas si éloigné que ca. Pas de de doute, c'est bien Serj Tankian la voix du System ! Perso je suis accro.



mardi 24 juin 2008

INDESTRUCTIBEUL !!

Nous sommes fin Juin et comme promis le dernier album de Disturbed vient de voir le jour.
Après 3 ans de gestation le groupe néo-métal de Denver daigne enfin s'inviter à nouveau dans ma playlist (oui oui rien que pour moi).
Un son plus travaillé, une cohérence dans les morceaux c'est du moins ce qui était annoncé.
Ca ne manque pas, dès la première écoute on ressent une ambiance d'homogénéité dans tout l'album.
Ca a été pour moi le cas pour tous les disques du groupe jusqu'à présent d'ailleurs, même si à force d'écoute, plusieurs morceaux sortent du lot et s'imposent comme pièces essentielles. Il en sera certainement de même pour cet album au fil du temps.

La reprise de Faith No More, "Midlife Crisis", présente dans les tracks bonus du disque est une énorme déception. D'une mollesse incomparable, on ne retrouve pas du tout la touche Disturbed et ne soutient certainement pas la comparaison avec l'originale.
Cependant, toutes les reprises faites par Disturbed sont inécoutables pour ma part.
Si il fallait en sortir une du lot comme ca je dirais que Inside the Fire, le premier single de l'album déchire quand même pas mal. Mon écoute s'affinera avec le temps et je partagerais ici-même mes préférences ^^.



Un mot tout de même sur la jaquette de INDESTRUCTIBLE. Magnifique comme dirait Michel. Y'a pas d'autres mots. Ils ont repris le personnage créé par Todd Mc Farlane pour l'album précédent.

lundi 23 juin 2008

NEO CONTRA ! (rien que ça...)

Neo Contra sur PS2, c'est le jeu rétro auquel je joue en ce moment. Il est vrai que la PS2 ne peut pas encore être considérée comme une ancienne machine, mais je qualifie ce jeu de rétro car il s'agit d'un Contra et par conséquent son gameplay et son déroulement sont empruntés aux classiques 2D du genre.
Au delà de ça, son habillage et son système de sauvegarde de profils sont baignés de l'ambiance arcade qui caractérise la série.


(cliquez cette jaquette dessinée par un maitre du comics : Jim Lee himself)



En détail, le jeu nous propose une partie 1J ou 2J (en coop.) et après selection de notre perso, les 4 stages du jeu (4 seulement oui) sont accessibles.
Le but étant de passer les 4 stages du jeu en une seule partie (nombre de vies et de continues à définir dans les options) histoire de debloquer la suite des hostilités, pas très longue malheureusement.

Oui, le jeu est assez radin en nombre de niveaux, c'est un des défauts du titre d'ailleurs.
Cependant la vérité est ailleurs comme dirait l'autre. La replay value étant tellement élevée, il faudra évidemment recommencer moult fois les 4 niveaux pour s'en imprégner et les connaitre sur le bout des doigts ; une belle note de fin de niveau est offerte en gratification en plus, selon notre score mais aussi en fonction du nombre de vies perdues et de continues utilisés (la note ultime étant décernée en finissant le niveau sans perdre une seule vie).


Une fois toutes nos vies et continues lapidés le GAME OVER est suivi d'un ecran de save qui ne propose pas de sauvegarder que notre score, mais également le temps total passé sur le jeu. Ces 2 facteurs combinés débloqueront au fil du temps des bonus bien agréables.
Malheureusement pour la difficulté du jeu qui en prend un sacré coup, on debloque rapidement un nombre de continues supplémentaires mais également la possibilité d'utiliser le katana en arme secondaire pour notre samourai du duo (un des 2 persos à choisir). Et dès lors, c'est la fête à mémé, l'arme est trop puissante et cela peu importe la difficulté on dézingue véhicules et les boss en un tour de main, des ennemis sur lesquels il faudrait vider des chargeurs entiers en temps normal.
La quête de la meilleure note est du high score étant le crédo de ce style de jeu, on se dit de toute façon que l'ajout de continues (et l'utilisation de continues surtout) est saqué par une note misérable en fin de niveau, mais par contre l'utilisation du katana elle n'est pas pénalisante. Ce qui déséquilibre donc la difficulté du jeu.



Mon but à travers cet article n'est pas de tester le jeu mais de parler de ce système de jeu complètement oublié de nos jours (sauf sur les plates-formes de téléchargement de nos consoles)
, Konami mérite donc un coup de chapeau (le jeu n'est pas si vieux) même si il ne s'agissait pas d'un projet d'envergure colossale, c'est sympa de penser à ce type de joueurs.

Je laisse donc découvrir à qui le souhaite ce jeu super rythmé et techniquement correct, et pour ne pas trop gâcher la surprise, les phases de jeux sont similaires aux codes de la série comme je le disais au début, c'est à dire des situations très variées, des boss à foison, une ambiance comme on est beaucoup à les aimer. Le tout agrémenté de cinématiques super bien réalisées.


enjoy ;)