La frayeur, ce sentiment qui, lorsqu'il est transfiguré au cinéma, peut engendrer en nous des réactions complètement différentes selon l'individu. La peur viscérale si le public est réceptif, un effet comique si les situations sont ridicules ou bien l'ennui.C'est malheureusement ce troisième cas de figure qui s'applique à la vision de ce film du français Alexandre Aja, déjà directeur du remake de La Colline à des yeux, un monument du film d'épouvante. Du moins, la recette n'a pas fonctionné sur moi, pourtant friand de ce genre de spectacle.
Synopsis rapide : Ben Carson, ancien inspecteur de Police, rongé par une mort dont il est responsable, tente de remonter la pente. Séparé momentanément de son épouse et de ses enfants, il sort petit à petit de l'alcoolisme en vivant chez sa soeur. Il décroche un job de surveillant dans un supermarché luxueux à New York qui a brulé il y a quelques temps dans un mystérieux incendie. Rapidement, il se rend compte que les miroirs de ce grand magasin (curieusement restés intacts) reflètent des évènements contraires à la réalité. Une vision d'horreur des personnes brulées dans l'incendie du magasin, des hallucinations qu'il ressent physiquement. Petit à petit, cette malédiction va se répandre à tous les miroirs que croise Ben... Tout un programme.

Les raisons de ma déception sont multiples en fait. Tout d'abord ce que j'ai ressenti à la fin du film est un sentiment de déjà-vu, une succession de clichés du cinéma d'horreur. Mis en scène avec brio certes, mais la monotonie s'est rapidement installée.
Finalement, le jeu d'acteur de Kiefer Sutherland ne m'a pas convaincu du tout, les malheurs consécutifs du héros ont du mal à transparaitre sur le visage de notre blondinet. Ses relations avec toutes les personnes qu'il essaye de convaincre du phénomène sont tronquées par un manque cruel de conviction.
Attention ca va spoiler sec !
Comme je l'ecris juste avant, les clichés sont légion dans ce film. Tout d'abord, le coeur du film, les miroirs, sont très souvent utilisés dans les film d'épouvante : "je me regarde dans la glace, je détourne rapidement le regard, et hop quand de repose les yeux sur le miroir un sale visage de monstre ou de meurtrier apparait avec un mini jingle qui fait sursauter". Ce cas de figure, on y a droit plusieurs fois dans le film évidemment.
Ensuite, lorsque l'histoire s'est installée, Ben poursuit son enquète et découvre que c'est une petite fille possédée et internée dans un vieil hopital psychiatrique (dont les fondations se trouvent sous le grand magasin) qui est à l'origine de cette malédiction. Là encore on a droit à des visions horrifiques de cette gamine, des images ultra utilisées auparavant dans des films allant de l'Exorciste à The Ring ou The Grudge. Je ne sais pas d'ailleurs qui a décidé que les petites filles inquiétantes aux cheveux longs pouvaient effrayer tant de monde, mais ici en ce qui me concerne, c'était une fois de trop.

Le dénouement de l'histoire est lui aussi très décevant. En psychiatrie, la petite fille était soignée en étant attachée dans une pièce entourée de miroirs, ce sont ces miroirs qui ont absorbé les démons de la gamine et qui terrorisent à présent tout ceux qui s'en approchent. Notre bon Kiefer a donc bien compris qu'il fallait ramener la nonne dans cette salle des dangers (spéciale dédicace) pour éradiquer le malin, gniark gniark.
Alors pourquoi cette malédiction s'est répandue à tous les miroirs du magasin et ensuite à tout ce qui a un reflet et qui croise le regard des personnes qui ont eu la malchance de s'approcher des "miroirs d'origine" ? je crois que cette question restera sans réponse (mal)heureusement.
Bref, un dénouement tout aussi tiré par les cheveux que l'intrigue en elle-meme, et c'est bien dommage, moi qui avait décidé de passer un bon moment de frayeur.
Je m'étais mis en situation en plus : pas de lumière dans la pièce, rideaux fermés, et pop-corn de rigueur, normal quoi.

4 commentaires:
Ta même pas fait un petit pet ?
Dommage, car quand on est en condition c'est excellent les films d'horreur ^^
Mais au vue de ta chronique, c'est clair que sa donne pas trop envie, bien ecrit en tout cas !
Non, meme pas un petit caca-culotte.
Jme suis fait un peu chié oué ^^
Salut, je viens de la part de Skaar, qui dit qu'il faut visiter ton blog. Bah dis donc, t'écris bien toi ! Jreviendrais ! (et c'est le temps ET le score qui compte dans la validation des levels, voyons !)
Hello Astrid, heureux de te retrouver.
J'espère que tu es ici également car tu en a envie ^^.
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